SarkocriseDu concret pour les patrons, du virtuel pour les salariés, retraités et chômeurs.

Seule annonce concrète du Président, l'annonce de la suppression de la taxe professionnelle pour les entreprises. c'est un bon cadeaux pour les patrons mais cela donne quoi pour la population.
La taxe professionnelle est une des taxes locales qui apporte des financements pour les communes ou les intercommunalités.
Sachez que par exemple notre communauté d'agglomération Sud de Seine, reçois une dotation de l'Etat qui diminue régulièrement, et pour la plus grande part de son budget reçois les recettes de la taxe professionnelle.
Contrairement à d'autres intercommunalité les élus de Sud de Seine n'ont pas choisi de mettre en place un impôt supplémentaire.
Si cette recette issue de cette taxe est supprimée comment notre communauté d'agglomération pourra continuer à fonctionner, cela risque de se reporter sur la population et cette exemple local va s'appliquer de la même manière sur la plupart des intercommunalités et des villes qui accueillent des entreprises sur leur territoire.
En fait, il s'agit de faire payer aux salariés, retraités et chômeurs, le cadeau ainsi fait au patron.
Je ne dis pas qu'il n'y a pas de réforme possible sur cette taxe professionnelle mais il aurait sûrement été plus judicieux de changer le mode de calcul de cette taxe pour taxer plus les entreprises qui font d'importants profits en spéculant sur les marchés et qui emploient peu de personnel et taxer moins ceux qui ont des marges plus réduites car elles emploient plus de personnes. Plus simplement changer le rapport de cette taxe en faveur des créations d'emplois.

Pour le reste, et notamment pour répondre à la population mécontente, rien, où plutôt des fausses idées avancées (d'ailleurs heureusement que ce ne sont pas des décisions) pour une éventuelle réunion le 18 février.
C'est affligeant de voir qu'après une manifestation qui a réuni plus de 2 millions de personne, la principale réponse faite c'est un cadeau au patron financé par la grande masse des habitants.

Pour le reste, beaucoup de blabla, d'un coté on montre du doigt les traders (c'est nouveau cela, c'est surtout conjoncturel), de l'autre on dénonce les entreprises qui délocalisent leur production en regard de leur lieu de vente mais en même temps, on leur trouve des circonstances atténuantes.
En substance sont discours reviens à dire : "si les charges sont lourdes, ce n'est pas étonnant que les entreprises délocalisent". Par contre, c'est moins de fonctionnaire, donc moins de services publics, plus pour l'initiative privée et plus pour la course au profit.

manif2901Bref, j'en arrête là et vraiment, toutes les raisons subsistent pour poursuivre les actions sans attendre le 18 février et je souhaite que l'unité syndicale reste entière pour cela.