Comme je vous l'avais annoncé, voici le premier interview de cette nouvelle rubrique mensuelle "La Parole à ."

PKC'est donc Philippe Kaltenbach Maire de Clamart et Conseiller Régional (voir son blog : http://www.philippekaltenbach.com/) qui inaugure et que je remercie d'avoir accepté ma sollicitation.

Le mois prochain se sera au tour de Gérard Aubineau Secrétaire de la section PCF de Clamart et Maire Adjoint à Clamart.

JeamS : Philippe, tu t'es présenté aux élections municipales de Clamart pour la première fois en 1995, pensais-tu que tu en deviendrais Maire 6 ans plus tard ?
Philippe Kaltenbach : Notre Département est traditionnellement ancré à Droite et Clamart était administrée par des Maires UDF depuis plusieurs décennies. Mais je me suis engagé à Clamart car j’aime notre commune et que je constatais à l’époque qu’elle était une ville en sommeil. Il était urgent de réveiller cette « belle endormie » qui était de surcroît très mal gérée ! Bien sûr, je ne savais pas si j’arriverais à emporter la majorité des suffrages, mais j’étais convaincu qu’il fallait du changement à Clamart.
Je me suis donc énormément investi pour convaincre les clamartois de l’intérêt des projets que nous portions pour notre Ville. En 2001, les clamartois nous ont accordé leur confiance et l’ont renouvelé en 2008.
Notre Ville est aujourd’hui devenue l’une des plus dynamiques des Hauts de Seine.

JeamS : aujourd'hui, avec le recul qu'elle est l'action la plus importante à tes yeux que tu as menée, et qu'elle est celle que tu voudrais absolument mettre en place dans le mandat en cours ?
Philippe Kaltenbach :Tant de choses ont été faites depuis 2001… La création de nos médiathèques, la rénovation du théâtre Jean Arp et la création du cinéma Jeanne Moreau, la construction de la salle des fêtes municipale, la réalisation du complexe sportif Hunebelle, la reconstruction de la maternelle Anne Franck et de l’école Senghor, les maisons de quartier… Je pense aussi bien sûr à l’amélioration du cadre de vie de tous les clamartois et notamment à la  réhabilitation du Haut Clamart et la création d’un nouveau centre commercial que les habitants attendaient depuis plus de 20 ans !
Comme nous défendons les valeurs de Justice Sociale, nous avons, dès 2001, mis en place un quotient familial permettant à chaque enfant clamartois de pouvoir participer aux activités proposées par la Ville sans que les revenus de ses parents ne soient un frein. Nous avons aussi naturellement renforcé les actions de la Ville auprès des plus fragilisés.
Malgré la flambée des loyers en Ile de France depuis 10 ans, nous avons eu à cœur de préserver la mixité sociale dans notre commune en réalisant chaque année, dans tous nos quartiers, une centaine de logements accessibles au sein de petits ensembles parfaitement intégrés au bâti existant.
Nous avons bien sûr aussi été soucieux de valoriser l’environnement exceptionnel dont nous jouissons à Clamart. Le parc Maison Blanche a été étendu et un nouveau parc paysager d’un hectare verra bientôt le jour à la place de l’ancien centre commercial de La Plaine. Priorité a été donnée aux transports collectifs et aux modes de circulation douce avec notamment l’arrivée prochaine du tramway.
Nous avons réussi à porter tous ces projets sans augmentation de la Fiscalité durant 8 années.
Beaucoup d’autres vont bientôt se concrétiser : La nouvelle piscine, l’éco-quartier de la Gare…

JeamS : Depuis 1995, tu as été côte à côte avec des élus communistes. Que retiens-tu de cette coopération ?
Philippe Kaltenbach
:Les élus communistes ont toujours été des partenaires loyaux. Ils sont mobilisés pour défendre les valeurs de la gauche, et tout particulièrement le Service public. Je suis fier de conduire aujourd’hui une majorité plurielle à Clamart qui inclue des élus communistes. Leur dévouement quotidien au service des clamartois est constant depuis 2001. Grâce à ton engagement Jean-Marc, nous avons notamment pu faire évoluer le bâti dans notre Ville tout en préservant le charme qui fait celui Clamart. Dans un département où les Maires de Droite « bétonne » outrageusement leur Ville, nous avons démontré qu’il était possible de protéger notre patrimoine architectural et de limiter la densification tout en portant des projets d’avenir.