Bruno1_mCe mois-ci, c'est à Bruno Antzenberger que je me suis adressé pour lui poser trois questions. Militant de la Gauche unitaire à Clamart, il est candidat aux élections régionales sur la liste départementale du Front de gauche « élargi ».

JeamS : Bruno, tu es jeune et tu as pris une part importante dans la lute contre le CPE, aujourd’hui tu es engagé dans le combat politique : comment en es-tu venu là ?
Bruno Antzenberger :
En effet, j’ai 20 ans et je suis candidat sur une liste des régionales. Comment en suis-je arrivé ici ?
Élevé dans un milieu militant (père à la LCR et mère élue Verte) j’ai commencé mon militantisme très jeune. En 2005, je me suis intéressé aux discussions autour du référendum sur le Traité Constitutionnel Européen. J’avais participé à de nombreux débats et la dynamique du rassemblement de la gauche de gauche m’avait particulièrement plu. En 2006, j’ai participé à la mobilisation victorieuse contre le CPE et c’est à ce moment que je suis entré à la JC qui était proche de mes idées. En 2007, dans la dynamique des candidatures unitaires j’avais continué, malgré la dispersion de la gauche de gauche, dans la voie de la candidature Bové. En 2008, j’ai participé à la création du NPA jusqu’au congrès fondateur où j’ai choisi l’unité et donc je suis parti à la Gauche unitaire dans la démarche du Front de gauche.
Ainsi, dès 2009, j’ai participé à la campagne Front de Gauche aux européennes. La campagne m’a appris beaucoup de choses.
En 2010 lorsque le Front de Gauche a été maintenu, j’ai naturellement poursuivi l’aventure unitaire et lors de la constitution de la liste régionale des Hauts-de-Seine, nous voulions montrer la diversité de notre rassemblement. Il fallait donc un candidat de la Gauche unitaire et je me suis proposé pour représenter ce parti mais aussi la jeunesse.
Voilà comment et pourquoi je suis candidat sur cette liste.

JeamS : Je suppose que tu entends bien poursuivre le combat pour l’enseignement, mais je pense que d’autres sujets importants animent ta colère pour transformer la société en profondeur. Peux-tu citer quelques exemples ?
Bruno Antzenberger : Parmi les exemples les plus choquants de ce que la droite détruit, il y a en effet l’éducation car on voit une réelle volonté de façonner la jeunesse à sa façon ; mais tous les services publics sont concernés. De la santé à l’énergie en passant par les télécommunications, la poste, les transports, la droite a un but : détruire tous les services publics pour arriver à un individualisme complet et une société libérale.
Nous devons nous battre non seulement pour tous ces sujets mais nous devons aussi et surtout nous battre pour l’écologie car qui, plus que les jeunes, va vivre la crise écologique que nous connaissons ? La droite nous fait croire qu’il y a une possibilité qu’ils appellent « capitalisme vert » mais la réelle question réside dans le productivisme. Nous ne pouvons pas continuer tel que nous le faisons. Il nous faudrait plusieurs Terre pour cela mais nous n’en avons qu’une.
Je suis dans ce Front de gauche car il incarne cette transformation de la société que je défends. Et il est sûr que je continuerai à me battre pour cette transformation.

JeamS : Dernier point : en quoi ta jeunesse peut constituer un apport précieux dans cette campagne où la droite mobilise son gouvernement dans les différentes listes régionales ?
Bruno Antzenberger  :
Durant l’histoire, il y a tout le temps eu des rivalités entre générations. 68 est un exemple majeur mais on peut en noter tant d’autres. Les générations ont toujours du mal à s’entendre entre elles puisqu’elles ne vivent de fait pas à la même époque. Les jeunes ont tout le temps eu plus de force, de courage, et de liberté d’esprit mais aussi d’inconscience. Si les adultes ont énormément à nous apprendre, en nous faisant profiter de leur savoir et de leur expérience, les jeunes ont souvent un atout majeur à proposer, une vue d’esprit différente et souvent plus en accord avec la période. Je dirais que les rivalités existent mais que nous devons travailler à les diminuer car nous sommes complémentaires.
Nous ne devons jamais arrêter de nous remettre en question, les adultes comme les jeunes et pourtant nous devons continuer à avancer.
Il faut travailler à moins de disparités entre les générations.

LCR : Ligue Communiste Révolutionnaire

CPE : Contrat Première Embauche

NPA : Nouveau Parti Anticapitaliste

JC : Jeunesse Communiste

Le mois prochain, ce sera au tour d' Isabelle Rakoff 1ère Adjointe au Maire de répondre à trois questions, nous parlerons féminisme.