mercredi 16 septembre 2009
Suicide à France Telecom : lire ou voir également
Lettre ouverte parue dans l'Humanité du 15/09/2009
Emission "C dans l'air" sur la cinq du 15/09/2009
mardi 15 septembre 2009
Suicide à France Telecom : une mode ?
Je suis scandalisé par l'attitude de France Telecom qui, devant le nombre d'agents qui ce sont suicidés depuis un an et demi, parle de "stopper la contagion" ou "de mode" à propos de ces actes.
Comme-ci il s'agissait d'un virus qui s'attrape (sous entendu sans raison apparente) ou d'un phénomène de mode à la manière d'un produit qu'il fait bien d'avoir (comme un mobile par exemple).
Alors évidemment quand on en est à ce niveau d'analyse, on ne risque pas d'apporter des solutions pour créer les conditions que cela ne se reproduise pas.
Non Messieurs (car les états majors sont très largement dominés par les hommes), ce n'est pas pour répondre à un phénomène de mode ou parce que ces agents ont été piqués par la mouche "tsuicide" qu'ils se sont donnés la mort. Oui, ils avaient peut être d'autres inquiétudes également.
Mais il n'en est pas moins vrai que lorsque l'on a un personnel qui, pour une grande masse, a vécu de profonds changements sur les quinze dernières années et vit régulièrement les restructurations et réorganisations, les changements de poste, de manager, de lieu, que dans le même temps cela a permis à l'entreprise d'augmenter son chiffre d'affaire et ses profits chaque année, c'est un choc pour des gens qui montrent leur qualité, leur conscience professionnelle et leur forte implication d'apprendre de la bouche de leur hiérarchie qu'ils ne valent plus rien.
Quelques exemples de gestions de l'entreprise :
-Depuis 7 ans, j'ai intégré les services informatiques de France Telecom. En 7 ans, j'ai connu 5 changements de Direction, 7 changements de poste, 7 changements de managers (et bientôt un nouveau), 10 déménagements de bureau, plus le reste (changement d'entité, d'orientation etc..) mais quand je cite mon cas ce n'est pas un cas exceptionnel c'est une image de ce que vive l'ensemble des salariés et même pire pour beaucoup je pense notamment aux commerciaux qui sont soumis à des objectifs démentiels.
-Autre exemple qui concerne des managers, qui se voient du jour au lendemain, pour cause d'une énième réorganisation, mis en vacances de leur poste et devant postuler à un futur poste sachant que le nombre de poste proposé sera quasiment divisé par deux et que donc il y aura au final environ 50% de mise sur la touche et que de toute manière, ils auront vécu au moins une année d'incertitude.
Vous l'aurez compris ce n'est pas en mettant en place un numéro vert relié à des psychologues que la situation s'améliorera (d'autant que rien ne garantie qu'il n'y aura pas un listing de ceux qui auront composé ce numéro). Il faut stopper les réorganisations bien au delà de fin octobre, il faut mettre en place une véritable gestion des compétences et reconnaissance de celles-ci, il faut augmenter les salaires, il faut relancer la politique de formation.
Bref, il faut considérer ce personnel.
lundi 11 mai 2009
Actualités
Le gouvernement continue de placer ces billes.
France Télécom a confirmé l'arrivée de Stéphane Richard, actuel directeur de cabinet de Christine Lagarde, ministre de l'Economie, au sein de la direction générale au second semestre, selon les agences de presse.
Cette déclaration intervient à la suite de l'information des « Echos » selon laquelle Stéphane Richard succéderait au PDG de l'opérateur télécoms, Didier Lombard, en 2011.
Il devrait auparavant être nommé directeur général délégué en charge de l'international, qui correspond à une place de numéro deux de France Télécom.
Ce qui est surprenant dans cette affaire, c'est que l'Etat s'est désengagé de France Télécom au fil des années, y compris avec ce gouvernement, mais quand il s'agit de placer un copain, l'Etat se souvient de France Télécom.
Mr Richard aura t'il droit à deux parachutes dorés, le premier pour bon et loyaux services au sein du cabinet de Mme La Ministre de l'économie et un deuxième lorsqu'il quittera la Présidence de France Telecom.
France Telecom n'est pas concerné par la loi qui est sensée "moraliser" le capitalisme.













